Site indépendant, sans lien avec l'Université de Strasbourg ni avec le CDS. « u-strabg.fr » est une faute de frappe fréquente de l'ancien domaine universitaire « u-strasbg.fr » : ces pages orientent les lecteurs qui suivent un tel lien vers les adresses officielles actuelles.

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Guide pratique

Retrouver une page disparue d'un ancien site u-strasbg.fr : Wayback Machine, archives de la BnF et identifiants pérennes

Guide publié le 6 novembre 2026

Salle de lecture d'une bibliothèque ancienne aux rayonnages boisés

Photo d'illustration : Gabriel Ghnassia / StockSnap (CC0, crédits)

Un mémoire de 2004, une thèse de 2008, un support de cours scanné : beaucoup de documents citent encore des pages publiées sous u-strasbg.fr, le domaine qu'utilisaient les universités de Strasbourg avant leur fusion en 2009. Ces pages ont souvent disparu, changé d'adresse ou été réorganisées. Ce guide propose une méthode, de la vérification la plus rapide à la plus longue, pour retrouver ce qu'une référence voulait montrer, puis pour le citer de façon durable. Les exemples portent sur des adresses strasbourgeoises, mais la démarche vaut pour n'importe quel site universitaire disparu.

1. Lire l'adresse avant de la corriger

Une adresse se lit de gauche à droite, et chaque morceau donne un indice.

Notre liste des anciennes adresses recensées donne, pour chaque sous-domaine connu, le service d'origine et son adresse actuelle.

2. Chercher d'abord la page actuelle

Remplacer u-strasbg.fr par unistra.fr fonctionne pour certains services qui ont gardé leur nom : les données astronomiques du CDS, par exemple, sont aujourd'hui servies sous cds.unistra.fr. Mais ce n'est pas une règle. Beaucoup de laboratoires ont rejoint le domaine de leur organisme de tutelle, comme le CNRS, et les pages ont été réécrites au passage : le même chemin ne mène alors à rien.

La méthode la plus sûre consiste à chercher l'entité plutôt que l'adresse : le nom du laboratoire, de l'équipe ou de l'auteur, suivi d'un mot du titre de la page. Pour un fichier de données, cherchez aussi l'article qui le décrivait : la version de référence se trouve souvent dans une base de données publique, avec son propre identifiant. Notre guide sur l'IBMC et les fichiers cités sous www-ibmc.u-strasbg.fr montre cette démarche pas à pas sur un modèle moléculaire.

3. Consulter la Wayback Machine

Si la page a vraiment disparu, une copie existe peut-être dans la Wayback Machine, le service d'archivage du web de l'Internet Archive, une fondation américaine. Ses robots parcourent le web depuis les années 1990 : pour l'ancienne page d'accueil de l'Université Louis-Pasteur, www-ulp.u-strasbg.fr, la plus ancienne capture date du 20 décembre 1996 ; pour celle du CDS, cdsweb.u-strasbg.fr, du 10 décembre 1997.

Trois façons de l'interroger, de la plus simple à la plus précise :

  1. Coller l'adresse d'origine, avec l'orthographe corrigée, dans le champ de recherche de web.archive.org. Un calendrier affiche les dates de capture ; un clic ouvre la copie.
  2. Viser une année. Une adresse de la forme web.archive.org/web/2008/ suivie de l'adresse d'origine ouvre la capture la plus proche de 2008. C'est utile pour retrouver la page telle qu'elle était à la date de la citation.
  3. Lister tout un site. En ajoutant /* à la fin d'une adresse de dossier, on obtient la liste des pages archivées sous ce dossier. Le même inventaire est disponible sous forme de données brutes par l'interface CDX de l'Internet Archive, par exemple pour les premières captures de cdsweb.u-strasbg.fr : chaque ligne donne la date de capture, l'adresse et le code de réponse.

Quelques limites à garder en tête. Une capture n'est pas forcément complète : images, feuilles de style, scripts ou fichiers volumineux manquent souvent. Les pages produites par un formulaire ou une base de données (un résultat de recherche, un catalogue interrogé en direct) sont rarement archivées. Enfin, une capture tardive peut montrer une page de redirection ou d'erreur plutôt que le contenu cherché : remontez alors le calendrier vers des dates plus anciennes.

4. Les archives de l'internet de la BnF

La Bibliothèque nationale de France collecte elle aussi le web français, au titre du dépôt légal. D'après la BnF, ses collections couvrent mieux le web français que celles de l'Internet Archive depuis le début des années 2000. La recherche se fait principalement par adresse, comme dans la Wayback Machine ; la recherche en texte intégral n'existe que pour quelques collections thématiques.

La contrepartie est l'accès : pour respecter le droit d'auteur, ces archives ne sont pas consultables en ligne. Elles s'ouvrent dans les salles de recherche de la BnF, avec un pass recherche, et dans des bibliothèques de dépôt légal en région, dont chacune fixe ses conditions. À Strasbourg, la Bibliothèque nationale et universitaire fait partie de ce réseau : renseignez-vous auprès d'elle avant de vous déplacer. La BnF propose un permalien pour citer une capture précise.

5. Les autres pistes

6. Citer ce que l'on a retrouvé

Une fois la ressource retrouvée, le but est d'éviter au lecteur suivant le même parcours :

Si la page n'a été archivée nulle part et que personne ne peut la fournir, mieux vaut le dire dans la citation (« page consultée en 2005, non archivée ») que laisser un lien mort sans explication.

En résumé

  1. Corrigez l'orthographe : u-strasbg.fr, avec un « s » après « stra ».
  2. Identifiez le service par le sous-domaine, puis cherchez l'entité, pas l'adresse.
  3. Pour une page disparue, consultez la Wayback Machine, en visant l'année de la citation.
  4. Pour le web français depuis les années 2000, pensez aux archives de la BnF, consultables sur place.
  5. Citez un identifiant pérenne chaque fois qu'il existe.

Sources

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