Le sigle « IBMC » revient souvent dans les recherches qui mènent à ce site. Il vient de lecteurs d'articles scientifiques
qui suivent une référence ancienne : pendant des années, l'institut publiait ses pages sous www-ibmc.u-strasbg.fr,
et la version amputée d'une lettre, www-ibmc.u-strabg.fr, aboutit ici
(notre fiche sur l'ancienne adresse). Ce guide présente l'institut tel qu'il se décrit
aujourd'hui, indique comment s'y rendre et explique comment retrouver un fichier de données cité avec l'ancienne adresse. Il
s'appuie sur les pages officielles de l'IBMC et de la Protein Data Bank mondiale, consultées le 2 novembre 2026.
Ce qu'est l'IBMC
L'Institut de biologie moléculaire et cellulaire a été créé en 1974 sur le campus de l'Esplanade, au centre de Strasbourg. C'est un institut fédératif du CNRS, soutenu par l'Université de Strasbourg et l'Inserm. Il regroupe trois unités de recherche et une unité d'appui et de recherche rattachées au CNRS, et accueille, selon sa présentation, plus de deux cents chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, post-doctorants et étudiants en doctorat ou en master.
Sa recherche est fondamentale et se situe à l'interface de la biologie moléculaire et cellulaire, de l'immunologie, de la chimie et de la biophysique, avec une attention particulière aux maladies infectieuses et à la résistance aux infections. L'institut cite comme grands domaines la biologie de l'ARN dans les pathologies infectieuses, la régulation de l'expression des gènes en réponse aux stress, l'immunité innée et adaptative et la transmission de maladies par les moustiques.
Les trois unités de recherche
- Architecture et réactivité de l'ARN (unité 9002 du CNRS). Elle étudie le monde de l'ARN : régulation de l'expression des gènes après la transcription, machinerie de traduction, infections virales, chez des organismes qui vont des virus et des bactéries aux mammifères. C'est l'unité du biologiste structural Éric Westhof, aujourd'hui professeur émérite, dont les modèles tridimensionnels d'ARN sont encore cités dans la littérature.
- Modèles insectes d'immunité innée (M3i, UPR 9022). Elle étudie la défense antimicrobienne des insectes, qui n'ont pas d'immunité adaptative, avec comme modèles la drosophile et les moustiques Anopheles et Aedes, vecteurs du paludisme et de maladies virales comme la dengue. Ses travaux pionniers sur l'immunité innée ont été couronnés par le prix Nobel de physiologie ou médecine attribué en 2011 à Jules Hoffmann, avec Bruce Beutler et Ralph Steinman.
- Immunologie, immunopathologie et chimie thérapeutique (I2CT). Elle cherche à comprendre les bases moléculaires et cellulaires de la réponse immunitaire et de ses dérèglements, pour définir de nouvelles pistes de traitement des maladies auto-immunes, tumorales et virales.
Autour de ces unités, l'institut fait fonctionner des plateformes ouvertes à la communauté académique et aux entreprises : la spectrométrie de masse, appliquée notamment à la caractérisation des interactomes, une animalerie de statut EOPS (exempte d'organismes pathogènes spécifiques) et un insectarium inauguré en 2018, consacré à l'étude des infections transmises par les moustiques.
Adresse, horaires et accès
L'IBMC se trouve au 2, allée Konrad Roentgen, 67084 Strasbourg Cedex. L'accueil est ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h. Les visiteurs doivent s'identifier à l'accueil et ne sont admis que pendant ces horaires : pour un séminaire ou un rendez-vous, mieux vaut prévoir quelques minutes d'avance.
Depuis la gare de Strasbourg, le trajet prend une dizaine de minutes en tramway : ligne C, direction « Neuhof-Rodolphe Reuss », arrêt « Université » ou « Esplanade », puis quelques minutes à pied. Depuis l'aéroport d'Entzheim, on prend d'abord le train jusqu'à la gare centrale, puis le même tramway. Les tarifs du tram et du train changent régulièrement : la page d'accès de l'institut les indique, et la CTS publie les siens.
L'institut annonce aussi sur son site des séminaires, souvent en anglais, donnés par des chercheurs invités : c'est la façon la plus simple de découvrir ses thèmes de recherche si l'on est étudiant à Strasbourg.
Une référence pointe vers www-ibmc.u-strasbg.fr : que faire ?
L'institut a longtemps publié ses pages sous u-strasbg.fr, l'ancien domaine des universités de Strasbourg, qui ont
fusionné en 2009. Ses pages sont aujourd'hui sous ibmc.cnrs.fr, avec une organisation différente : on ne peut donc pas se contenter
de remplacer le nom de domaine dans l'adresse. Voici la démarche, du plus simple au plus long.
- Corriger l'orthographe. Si votre lien dit
u-strabg.fr, il manque un « s » : l'adresse d'origine étaitu-strasbg.fr. C'est ce qui vous a mené ici. - Repérer l'équipe dans le chemin. Une adresse comme
www-ibmc.u-strasbg.fr/upr9002/westhof/Group/TtLSU.pdbse lit de gauche à droite : l'unité (UPR 9002, aujourd'hui « Architecture et réactivité de l'ARN »), le responsable d'équipe (Éric Westhof), puis le fichier. - Chercher la page personnelle ou d'équipe actuelle. Pour le groupe d'Éric Westhof, la page « Download area and links » de son site propose encore des modèles tridimensionnels au format PDB, parmi lesquels TtLSU, rangé avec les modèles d'introns de groupe I et II (Azoarcus, ScLSU, td…). Le fichier y est fourni sous forme d'archive ZIP, à décompresser avant de l'ouvrir dans un logiciel de visualisation moléculaire.
- Vérifier la Protein Data Bank. Certains modèles ou structures d'un même groupe ont reçu un identifiant PDB à quatre caractères (la page de téléchargement en cite un, 1F7J). Si l'article qui vous intéresse donne un tel identifiant, la version de référence est celle de la PDB.
- En dernier recours, l'archive du Web. La Wayback Machine conserve souvent une copie de l'adresse d'origine
en
u-strasbg.fr: notre fiche sur l'ancienne adresse donne le lien direct.
Modèle théorique ou structure expérimentale : une différence qui compte
Un fichier au format PDB n'est pas forcément une structure déterminée par l'expérience. Une partie des modèles d'ARN publiés dans les années 1990 et 2000 a été construite par modélisation, à partir de séquences, de données biochimiques et de contraintes géométriques. La Protein Data Bank mondiale (wwPDB) a tiré les conséquences de cette distinction : depuis le 15 octobre 2006, elle n'accepte plus les dépôts de modèles théoriques obtenus uniquement par calcul, par exemple par homologie ou ab initio. Les modèles publiés ou déposés avant cette date restent consultables dans une archive historique distincte, selon la politique de dépôt de la wwPDB.
Pour citer correctement un tel fichier dans un mémoire ou une thèse :
- citez l'article qui décrit le modèle, et non seulement l'adresse du fichier ;
- indiquez qu'il s'agit d'un modèle, et la date à laquelle vous l'avez téléchargé ;
- donnez l'adresse actuelle du fichier, et mentionnez au besoin l'ancienne entre parenthèses pour qu'un lecteur puisse faire le lien avec la littérature plus ancienne.
Le même réflexe vaut pour les catalogues astronomiques du CDS, autre grande source d'adresses u-strasbg.fr dans les
publications : notre guide pour citer VizieR, SIMBAD et Aladin sans lien cassé détaille
les formules recommandées.
En résumé
- L'IBMC est un institut du CNRS créé en 1974 sur le campus de l'Esplanade, soutenu par l'Université de Strasbourg et l'Inserm.
- Trois unités : Architecture et réactivité de l'ARN, M3i (immunité des insectes) et I2CT (immunologie et chimie thérapeutique).
- Adresse : 2, allée Konrad Roentgen ; tram C, arrêt Université ou Esplanade ; accueil en semaine aux heures ouvrables.
- Une adresse
www-ibmc.u-strasbg.frse retrouve par l'équipe : pour les modèles d'Éric Westhof, sur son site actuel. - Un modèle théorique n'est pas une structure expérimentale : la PDB ne les accepte plus depuis octobre 2006.
Les adresses, horaires et organisations peuvent évoluer : les pages officielles de l'institut font foi.
Sources
- Institut de biologie moléculaire et cellulaire, page d'accès (adresse, horaires, transports), page d'accueil et pages de présentation des unités ARN, M3i et I2CT (ibmc.cnrs.fr, consultées le 2 novembre 2026).
- Éric Westhof, site personnel hébergé par l'IBMC, rubrique « Download area and links » (modèles tridimensionnels au format PDB).
- Worldwide Protein Data Bank, politique de dépôt (modèles théoriques) et annonce du 15 août 2006 « Phasing Out Theoretical Model Depositions to the PDB Archive ».
